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Mon cœur est une moisson de sanglots ardents
de l’âme de la pluie,
Depuis que tu es partie ma chérie,
comme un éclair, dans les bras de la nuit,
Maintenant avec dédain, la solitude léthale me sourit.
Et ma vie est une fresque
aux tons solennels et meurtris,
Avec la dérive d’un quatre mâts
sur les ondoiements de la mer courroucée,
Sous les coups du vent exaspéré,
Aussi les éclairs, telles des rapières
viennent échancrer les flancs du navire,
Ils embrasent les voiles,
avec leurs irrépressibles ires ,
Et ce vaisseau chavire
sous les rouleaux des vagues,
aux férocités effarantes,
Avec son capitaine qui périt en mer,
dans une douleur cuisante,
Si bien que la lune sombre
dans une tristesse déconcertante.
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