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Dans l'ombre de l'instant, l'imprévoyance danse,
Telle une feuille errante au gré des vents en transe,
Elle ignore demain, ce doux visage voilé,
Et se perd dans les rêves, éphémère et voilée.
Elle refuse les leçons du passé vécu,
Embrassant l'incertitude, tel un amant éperdu,
Les heures filent, légères, entre ses doigts insouciants,
Pendant que le futur murmure, impatient et flamboyant.
Les chemins qu'elle trace sont faits d'illusions fragiles,
Des châteaux dans les nuages, des rêves futiles,
Elle sourit à l'horizon, les yeux voilés de brouillard,
Sans voir les précipices cachés, les dangers au loin marqués.
Pourtant, ô douce imprévoyance, ton charme est si enivrant,
Ta candeur captive les cœurs, ton audace est fascinante,
Mais prends garde aux lendemains qui se jouent de toi,
Car l'avenir est tissé d'échos, de conséquences en émoi.
Le temps, ce tisseur infatigable, ne pardonne pas l'oubli,
Il réclame son tribut, imperturbable et infini,
Alors peut-être un jour, face à tes choix passés,
Tu comprendras que prévoir, c'est aussi s'aimer.
Que la prudence est amie, que la sagesse est guide,
Pour ne pas se perdre, pour ne pas être pris au piège,
L'imprévoyance, douce et insouciante compagnie,
Apprends des saisons, des étoiles, de chaque aube qui gagne.
Et dans cette danse entre le présent et demain,
Puisses-tu trouver l'équilibre, le chemin incertain,
Pour que ton cœur s'élève, libre et délivré,
De l'imprévoyance trop folle, vers la sérénité.
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