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Il fait décembre en mon âme,
Je suis le cormoran d’encre
égaré dans sa nuée de ténèbres,
et qui clame,
Quand il est happé par le funeste dessein,
d’être emporté par la mer ténébreuse,
et son ardente lame,
Qui hurle d’avoir le cœur déchiré
par les poignards de vos indifférences,
Qui gronde comme la tempête,
devant vos outrageants silences,
Qui pleure comme la valse mélancolique
du vent hiémal,
Pour ne pas être épargné par vos fleurs du mal.
A cause de vous mesdames, les mégères,
les mangeuses de vies,
Aussi vous êtes les bras du vent,
qui moissonnez mes ailes de libertés,
Vous moissonnez mes désirs d’aimer,
Vous me faites ployer sous vos ordonnances,
pour que je sois un soleil couchant
sur ma rivière d’amours,
et sur ma majestueuse élégance,
envers ma dame d’atours,
Pour que je sois la nuit,
qui s’asseoit sur ses ailes
raffinées , pour toujours.
Afin que vos voluptés des meurtres
dansent comme les feux de la nuit,
dans leurs robes sanglantes,
jusqu'à faire frémir le cœur innocent de ma pluie,
dans son écrin de velours,
Et que vos hécatombes fleurissent comme vos ivraies,
chaque jour.
Il fait décembre en mon âme,
Mon moral disparaît
comme la mélodie caduque d’un violon,
Comme un pâle récital,
Sous le mordant de la solitude léthale,
Devant l’infortune qui se pâme,
Depuis que ma femme
s’étire sur l’étang,
avec son corps froid comme une pierre tombale.
À cause de vous les mégères,
C'est vous qui l’avez tuée,
Ma pluie qui apaisait mes douleurs cuisantes,
sans flagorneries,
Que j’aimais, et jamais, j’aurais eu l’intention,
de lui faire avaler le poison de ma félonie,
ma chérie, mon amour,
celle qui effilochait
mes moissons de jours sombres,,
qui agrémentait ma vie,
avec l’éclat munificent de son cœur,
comme une rivière d’opales.
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