|

L'humain en transe et qui pense
L écho des insuffisances se répand,
Des mots qui fuient, des maux qui dansent,
Des émotions égarées dans le néant.
Tel un navire brisé sur les récifs,
Mon cœur en lambeaux cherche un cap,
Les vagues des doutes, infinies récits,
Emportent mes rêves dans leur clapotis.
Dans l'ombre des jours, je me dérobe,
Aux promesses que je n'ai pas tenues,
Les échecs tracent mon triste globe,
Et les regrets m'enchaînent, ingénus.
Je suis l'arpenteur d'une terre infertile,
Où les graines de réussite avortent,
Cherchant en vain une voie docile,
Mon âme bute sur des portes closes.
Les heures s'égrènent, cruelles amies,
Révélant mes limites en clair-obscur,
Je rêvais de hauteurs, d'infinis soucis,
Je me retrouve face à mes altitudes pâles.
Pourtant, dans ces faiblesses dévoilées,
Je grappille un peu de cette humanité,
Car c'est au creux des échecs martelés,
Que s'épanouit la vraie simplicité.
Alors je lève les yeux vers l'horizon,
Et je marche malgré mes déséquilibres,
Car dans chaque insuffisance se façonne,
La quête humble et belle de mes possibles.
|