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Aux déportés de la rafle du Vel’ d’Hiv
Moi, j’avais à tes pieds déposé mes bagages,
Et le train traversait les couloirs de la nuit,
Quand il s’est arrêté à la fin du voyage,
Y’avait des bruits de bottes, des jurons et des cris.
Les wagons à bestiaux sentaient notre souillure,
Cette inhumanité des hommes désaxés,
Qui au nom d’une race et de leur dictature
Ouvraient la chambre à gaz où je m’endormirai.
Dans le train de la mort, j’étais encore vivant,
Alors qu’autour de moi des ombres s’effaçaient,
Je gardais un espoir…mais pour combien de temps,
Arrivé à Auschwitz, j’ai compris leur projet.
Du haut des miradors, on me prenait pour cible,
Le regard des soldats déjà me fusillait,
Comme celui des flics au milieu du Vel d’Hiv,
Collabos d’un régime et de ses croix gammées.
Je me souviens encore du moment de la rafle,
J’étais chez moi, tranquille, ne faisant rien de mal,
J’ai ouvert la fenêtre, tout juste un peu inquiet,
Je croyais en l’amour, je ne faisais pas gaffe,
Et je ne savais pas que ce jour si banal
Se levait simplement pour nous exterminer.
Claude écrit le 16 Juillet 2023
La rafle du Vel'D'hiv a eu lieu les 16 et 17 Juillet 1942
https://www.youtube.com/watch?v=50MuwbtU-jQ

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