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Si je devais t'écrire une ultime missive,
Inutile de dire où volerait mes mots;
Au bienfait de t'offrir les perles d'une eau vive
Se mêlerait aussi des vagues de sanglots.
J'imiterais je crois la chaleur de la braise
Pour que le vélin blanc s'éclaire élégamment,
Afin évidemment que ma page te plaise,
Au baiser de la nuit, repondérait le vent
Savoureux et léger d'une encre romantique;
En écoutant gémir les pleurs d'un piano
En moi, coulerait l'or d'une aube allégorique,
Au souffle de mes doigts se loverait l'écho
De tendres gazouillis. le parfum d'un sourire
Attiserait l'amour, en versant sur mon cœur
Les fleurs de la tendresse aux nuances porphyre;
Ma plume épouserait cette étrange couleur
Pour servir à tes yeux le plus beau des je t'aime,
J'inonderais ton âme, ainsi que ta raison
Avec des mots de messe, à la saveur suprême,
J'effeuillerais la rose en sublimant ton nom.
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