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Les matins se divisent
Les matins se divisent sur des journées plurielles,
L’aurore se soustrait au soleil bénéfique,
Les aiguilles qui tournent dans l’horloge du ciel
Ont des comptes à rebours plus ou moins nostalgiques.
Les secondes additionnent leur tic tac déroutant
Dans la pendule bleue dont c’est la dernière heure,
Et la Terre s’abaisse sous un Soleil levant
Pour dire que le jour ne sera qu’un rodeur.
Les matins assoupis ont des rêves perplexes
Pouvant intimider la soif de chasteté,
Quand d’un revers de main, on les montre à l’index
Pour mieux orner nos doigts de leurs colifichets.
Dans le parfum des près, l’aurore se distille
De la senteur des plantes mises dans un sachet,
Pendant que le Pasteur nous parle d’Evangile
Alors que son troupeau ne fait que s’égarer.
Les matins nous dérangent par leur brièveté
Car ils sont le reflet des nuits hypothétiques
Où d’un revers de main, les draps sont déchirés,
Quand on veut caresser des songes érotiques.
Les matins se divisent, additionnant sans trêve
Les cris qui dans la nuit se sont multipliés,
Et qui sans prévenir, dans un sursaut s’achèvent…
On se frotte les yeux pour mieux les réveiller.
Claude écrit le 12 Juin 2023
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