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Lorsque mon corps en terre au froid blanc des hivers
Effeuillera l'absence, il restera encore
Quelque part en un lieu le souffle de mes vers;
Peut-être qu'une abeille honorera l'aurore
En buvant le frisson de mon brûlant passé?
Sur l'autre rive, au loin s'agiteront mes ailes.
Je ne m'attriste point, je ne fait que rêver,
A l'heure où le soleil en descendant se mêle
Aux fleurs de mon jardin, je goûte le présent
Avec un grand bonheur, ce temps je le savoure
Et peut bien l'avouer c'est surtout en aimant.
Lorsque tout dort au loin, que la nuit nous entoure
J'aime, sous l'abat-jour apercevoir tes yeux
Qui flambent de tendresse avec une insolence
Qui fait dire à mon cœur, des verbes merveilleux,
Des termes languissants, que charme le silence
Il est des sorts plus triste à ma folle impudeur,
Chaque soir le jour meurt, mais il est quelque chose
Qui jamais ne s'éteint au cloître de mon cœur
Et pas plus ne vacille, analogue à la rose
Cette force absolue où s'enchâsse le mal
Qui va de la douleur au plus douillet du tendre,
Ou le besoin de l'autre en devient cérébral;
Caressant la raison, des charmes de la Flandre;
Cet amour fabuleux du plus exquis alcool
Ensoleille mes jours, cette charmante histoire
Avec les feux d'une aube, inspire un rossignol.
Les romantiques cœurs, voila mon auditoire.
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