|

Au seuil de ma demeure, j'écris ce poème,
Pour dévoiler l'histoire d'un voisin qui blême,
Un être envahissant, impoli, sans gêne,
Qui ne respecte rien, ni ma paix, ni mon domaine.
Il arpente les couloirs, bruyant et indiscret,
Comme s'il était seul, ignorant mon regret.
Les murs tremblent sous le poids de ses pas lourds,
Et mon calme, peu à peu, se perd dans le détour.
Son regard insistant, curieux et intrusif,
S'immisce dans ma vie, sans un soupçon d'excusif.
Il épie mes gestes, mes moments les plus intimes,
Comme s'il était le roi, sans raison pour mes limites.
La quiétude s'efface, laisse place à l'agacement,
Chaque instant de répit est un doux enchantement.
Les heures s'égrènent, chargées de son vacarme,
Et je rêve d'un refuge, loin de cette alarme.
Je l'ai prié humblement, d'adoucir son attitude,
De comprendre mes besoins, de respecter ma quiétude.
Mais mes mots se sont perdus, dans l'indifférence de ses oreilles,
Et sa présence envahissante, persiste avec orgueil.
Ô voisin irrespectueux, aux limites floues,
Tes empiétements répétés me jettent à genoux.
Je garde toutefois l'espoir d'un jour meilleur,
Où le respect retrouvé sera notre doux labeur.
En attendant, je garde en moi ma sérénité,
Malgré tes incursions, je préserve ma dignité.
Car l'harmonie se forge avec patience et amour,
Et je reste convaincu qu'un jour, viendra le bon jour.
|