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Ils sont venus comme des voyageurs
Pour dominer notre vieille planète,
Sans tintamarre et sans bruits tapageurs,
En s’incrustant, en faisant place nette,
Tout à loisir sans tirer de sonnette ;
On peut les voir cachés dans la nature ;
Leur aspect net bien souvent nous rassure.
Leurs grands dessins, leurs immenses travaux,
Nous bâtiront une terre future,
Regardez-les, ces appareils nouveaux.
Ils ont parfois comme des cris rageurs
Mais, d’autres jours, la chanson tristounette
S’envole avec leurs côtés naufrageurs
Et leur travail pas toujours très honnête.
On les voit par le bout de la lorgnette,
Là-bas, au loin, dans la manufacture,
Avec leur corps d’étrange créature,
Dans les maisons, déployant leurs cerveaux,
De-ci de-là, de façon fort mature,
Regardez-les, ces appareils nouveaux.
Ils sont présents dans les endroits majeurs,
Dans une ville ou bien la maisonnette.
Vous les verrez, amis ou challengeurs,
Œuvrant avec le levier, la manette,
À l’aise dans le drame ou la saynète
Et, dans ces jours, leur venue inaugure,
Soyez-en sûrs, une grande cassure,
Un peu partout et à tous les niveaux.
Avec envie, avec désinvolture,
Regardez-les, ces appareils nouveaux.
Princes, goutez à la belle aventure,
Des objets sûrs qu’une époque inaugure.
Tout plein d’ardeur, parfois même rivaux,
Ils nous refont une belle culture,
Regardez-les, ces appareils nouveaux.
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