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Connaissez-vous cet homme amoureux de la muse
Qui se plait au silence inspirateur des bois,
Surtout quand la douleur réveille mille voix.
Bien souvent c'est sans but, sous la voûte, qu'il muse,
En le voyant rêveur, le merle s'en amuse,
Sait-il que dans son cœur, l'ombre noire d'un poids,
Peut mélancoliser son chemin, d'une croix?
Avec d'aimables fleurs parfois la forêt, ruse
Elle, endort sa douleur par le don d'un zéphyr,
Donnant jour au jardin qu'attend tout souvenir;
Le verdoyant couvert se transforme en église
Et le poète y trouve un écrin de velours;
Avec recueillement, là, son âme se grise
Pour raviver le feu de ses mortes amours.
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