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Si je devais écrire un récital de fête,
Que de son air s'élève un hymne solennel,
Je le voudrais parfait à dessein qu'il reflète
Le formidable don de l'amour maternel.
J'aimerais qu'il soit doux, ainsi qu'il lui ressemble,
Si doux que de le lire apporte le frisson,
D'un souffle si léger que l'âme même en tremble,
Un peu comme le vent caresse la moisson.
Qu'il livre la douceur d'une aube ensoleillée
Au moment où le jour s’assied parmi les fleurs,
Que chaque ligne soit la perle de rosée
Que touche le soleil; pour offrir aux lecteurs
La tendresse qu'inspire, une joie ineffable,
Quelque chose de pur avec des ailes d'or,
Que chanterait un ange à la mère admirable,
Annonçant le parfum d'une rose à l'essor.
Que l'écrit soit pareil aux plus sublimes toiles
Des palais Vénitiens; qu'ils produisent l'effet,
Dans le fond de son cœur d'un grand bouquet d'étoiles,
Un louable Hosanna, portant haut son portrait.
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