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A ceux pour qui, s'aimer est la raison de vivre,
Ou simplement qui pense avant tout par le cœur,
Aux quelques baladins amoureux de la fleur,
Ceux-là que la douceur utilement délivre.
Ces quelques peu rêveur qui trouve dans le livre
Un prétexte idéal à nourrir leur bonheur
En attendant que l'aube apporte un jour vainqueur
Qui chérisse les sens au point d'en être ivre.
Au romantique enfant qui songe au fil de l'eau,
Au poétique esprit dont l'art est le flambeau.
C'est vous tendres oiseaux que ma plume visite;
Vous avez tout compris, vers vous ma main se tend,
Le véritable amour, celui que l'âme habite,
Peut se donner parfois, mais jamais ne se vend.
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