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En ne nous mariant pas avons-nous commis
Le péché capital, qui prive de l'église?
Quelques-uns c'est certain se sentirons trahis,
Sait-on combien le vice est une gourmandise?
Pas besoin d'un livret, d'une alliance en or
Pour prouver que l'on s'aime, au moins ce privilège
Suffit à notre amour, pourtant sans avoir tort
Je t'imagine bien, dans une robe neige,
A l'oreille un bijou, dans la main un bouquet,
Lumineuse au soleil, aimable comme un ange
En répondant aux vœux, d'un sourire parfait;
Peut-être que pour toi, ce rêve est bien étrange?
Laissons là ce projet qui part au fil de l'eau
Et bénissons le feu de nos caresses folles;
Partons sur les chemins pour écouter l'oiseau,
Je couvrirai ton cœur de bien douces paroles.
Gardons notre butin puisque toi, comme moi,
Ce que nous préférons c'est le parfum de l'herbe;
C'est toujours vers tes yeux que se porte ma foi,
Cette vie avec toi je la trouve superbe.
Point besoin de voyage au chevet de la mer,
Un seul de tes regards pour moi contient le monde,
J'adore ton visage aucun autre m'est cher,
Quand je suis près de toi la tendresse m'inonde.
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