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Souvent le grand amour, sans bruit cache un trésor,
Point besoin de fracas,ni d'anciennes idoles,
Pour connaître un bonheur certain qui vaut tout l'or,
Parfois passe un courant plus fort que les paroles.
Je confesse aujourd'hui le cher sillon vermeil
Qu'une reine a tracé tendrement sur ma vie,
Au pouvoir de ses yeux, se place mon orgueil
Comment ne pas nommer les valeurs de Marie.
Quand son regard écrit un livre dans mon cœur,
Page après page il neige une céleste aurore;
Si je savais aimer d'une pareille hauteur
Je croirais au miracle, en sachant que j'ignore
D'où provient son amour, qui ne tarit jamais,
De terre où bien des cieux. autour de sa couronne
Nichent de beaux oiseaux sur de riches œillets,
C'est dire les pouvoirs que la beauté lui donne.
Tous les élus du ciel connaissent sa vertu
Au charme légendaire et nulle fleur divorce
En découvrant l'esprit d'un sourire imprévu.
Quand sa douceur se montre, elle œuvre d'une force
Que ce trop plein d'amour d'un coup prend des valeurs,
Invitant à l'échange un peu comme une messe;
Ses mots comme ses vers sont des festons de fleurs
Déposant leur parfum, avec délicatesse.
J'aime cueillir l'or pur de ses beaux sentiments;
Ainsi souvent le soir quand sa langue roucoule,
Je me pique au bonheur de ses tendres moments,
Au rêve si plaisant d'une source qui coule.
Elle est mon idéal, le miroir de Vénus,
Sa beauté me poursuit jusqu'au cœur de la rime
Où sa tendresse fleure, elle prend le dessus
Sur tout ce qui me plait, pas une autre n'exprime
Avec autant de grâce un message si beau
Il sourd un frêle accent de sa verve amoureuse.
De son vaste jardin, je suis cet humble oiseau
Caressant les désirs de sa chair enchanteuse.
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