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J'aurais pu, mon amour, t'offrir un beau bouquet,
Ce sincère cadeau certainement aurait
D'un théâtre éloquent sans mot toucher ton âme,
En te baisant la main, pour te prouver ma flamme.
J'ai peur de te paraître un brin sentimental,
Peut-être que ton cœur, le trouvera banal,
L'envoi que je te fait le vrai parfum qu'il fleure,
Ne connaît d'autre son, d'autre mal, à cette heure,
Que ta profonde absence, au lac mort de mon sang;
Le miroir de l'amour, ta photo me le rend.
Je ne peux te toucher, ni même satisfaire
Le plaisir de te voir; combien est éphémère
Le bonheur loin de toi; dans l'aube du passé,
Comme un vent sur les fleurs, j'épouse ta beauté,
En romantique héros, je m'abandonne au rêve,
En devenant la mer qui envahi la grève.
Je sens battre en mon cœur, l'écho de nos étreintes;
Le chemin de la nuit à gardé tes empreintes,
Il neige autour de moi, l'arôme du jasmin,
Le goût de tes baisers, c'est ce tendre parfum.
Même au chagrin du soir, ton silence m'appelle,
Il coud sur mon ennui, les chants d'une chapelle.
J'ai poser sur mon mur le soleil de tes yeux,
Ainsi que sur le lit ton profil merveilleux.
J'ai des frissons partout en finissant la lettre;
En découvrant ces vers, tu comprendras peut-être
Que mon bonheur te doit, les magiques instants,
L'amour et le régal, les fleurs de mon printemps.
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