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Je suis le corps d’une femme,
Qui a touché l’automne des idées,
Qui se couche dans les ténèbres,
Comme ces automnes aux charmes dévastés
par le fiel insidieux des années.
Je suis une femme qui glisse dans un marasme
visqueux et singulier,
Avec ma moisson de rêves brisés.
Je suis une ondine maculée de sang,
qui est happée par l’assuétude de l’héroïne,
et qui souffre dans la prison de ma déréliction,
silencieusement.
Mais je bénis madame l’héroïne, la divine,
Car elle viendra me libérer de ma prison,
Et de tous ces serpents
qui exsudent dans leurs yeux, les désirs ardents
d’arracher mes chairs, cruellement,
Et qui finissent par déglutir mes chairs, avidement.
Après, elle me conduira sur le chemin de ma tombe,
Elle moissonnera mes ailes de tristesses,
promptement.
Aussi je suis une ballerine, comme un diamant
qui est frappée par les lumières livides du soleil,
et qui s’altére outrancièrement.
Je suis une femme, comme l’aube printanière
déroulant ses grâces d’émeraudes,
jusqu'à toucher le cœur de la lune,
Mais qui est rongée par l’infortune,
Qui ne croit plus à l’amour, et à la magnificente fortune.
Je suis une femme qui égrène ses larmes mornement,
comme la pluie automnale,
Quand je vois ces marâtres ,
qui répandent leurs haines, leurs crimes,
Qui ressemblent à des injections léthales,
sur leurs enfants confinés dans des sombres dédales,
et qui jubilent à travers leurs fleurs du mal.
Je suis une femme, comme cette rose
qui est balayée par les vents boursouflés de haines,
et par l’acrimonie funeste de la grêle,
sans précédent.
Je suis l’âme d’une orpheline
qui hurle sous l’ivraie de l’ombre, dolemment,
Comme celle d’une étoile,
qui va se faire assassiner par le glaive
de l’indifférence,
d’un puissant,
Jusqu'à émouvoir le ciel dans un chagrin accablant !
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