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O ma Sœur,
veux-tu cesser d’émoudre tes morailles,
comme tes haines,
Ta vengeance ne fera qu’aiguiser ta peine.
Je comprends que tu sois ployée
sous des vagues lourdes d’émois,
Que tes pensées soient happées par l’effroi,
Que tu laisses détoner tes fureurs,
comme des extravagants tonnerres,
Comme les clameurs fracassantes
des mutilés de guerres,
Jusqu'à ce qu’elles retentissent dans la chambre
de l’éther,
Car ta jeune fille a été triturée par la dent du crime
de cette mégère,
Et que tu voudrais la braver ardemment
avec l’aile funeste de ton cimeterre,
Que tu voudrais la voir mourir,
pour soulager ta conscience
en proie à l’indicible calvaire,
Mais hélas, elles ne s’effeuilleront point tes peines,
Ta volition ne sera pas domptée par tes vents
hautains ,et tes vents de haines,
Même si elle sera happée par les souvenirs
magnificents de ton être si chèr.
Et ils ne s’effilocheront point le souvenir
de la tragédie de ta fille,
ta dragonnade mortifère,
Mais ce n’est pas une raison,
pour que tu veuilles souiller ta conscience par un forfait ,
Si tu accomplisssais ce méfait,
Tu serais l’essence des délétères,
Et tu bénierais les pervers.
Tu es l’odeur prestigieuse des âmes nobles et salutaires,
Je t’aime ma sœur, d’un amour incommensurable,
Et je ne veux pas que tu sois confinée dolemment,
dans ton chagrin,
et dans les geôles insalubres du diable.
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