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Amoureux du passé, des fleurs admiratif,
Je rêve bien souvent d'une douce existence
Dans un terroir perdu de notre belle France,
Où coulerait de l'or, à l'ombre d'un massif.
Étant depuis longtemps l'homme contemplatif,
J'épouserais la plaine avec un air d'enfance,
Buvant même au ruisseau toute sa jouissance,
Mon corps lui ravirait son ton démonstratif.
J'aurais le rossignol, le renard et la biche,
Pour offrir à mes doigts la muse la plus riche
Et l'encre d'une rose à la tendre saveur.
Sans attendre le soir, dans le bien-être même,
A l'abri d'un vieux chêne avec celle que j'aime,
J'inonderais le jour en ouvrant grand mon cœur.
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