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Le temps sculpte ses rides sur son visage,
Aussi, il verse des sourires de mépris
sur sa sénilité avancée,
sans ambages.
Sur la femme à sa fenêtre.
Puis elle glisse dans les remembrances prodigieuses de ses ancêtres,
Où les hommes et les femmes s’énivraient des parfums
de grâces, en amour,
Comme ils s’énivraient des vins aux parfums singulièrs,
nuits et jours,
Jusqu’à partir à la dérade dans leurs mers houleuses
de voluptés,
Jusqu'à rendre jalouse la lune
dans sa robe diamantée.
Mais ses souvenirs parfumés de joies
se sont vîtes évaporés,
Car alzheimer,
la prédatrice est venue manger avidement sa vie,
sa mémoire,
Et la plonger dans la spirale infernale
d’une vésanie noire,
Mais devant sa pâle délitescence,
mon émotion est devenue
Le silence accablant d’un mouroir,
Car pendant des mois,
j’ai versé des larmes, comme la pluie de l’âme
tourmentée de l’été.
Pour elle, mon Amour, que j’ai tant aimé !
Ah! si seulement j’avais pu la soigner.
Et abolir son avilissante sentence, sans hésiter.
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