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J'eusse aimé te connaître à l'âge de quinze ans
Et faire ta rencontre en pleine adolescence,
Au moment ou le cœur se trouve des penchants;
On eût dit de nous deux l'adorable alliance.
J'aurais couvert tes jours, tout autant que tes bras,
De bouquets merveilleux, de cadeaux romantiques.
Que nul n'aurait connu de semblables éclats,
A part évidemment des histoires mythiques.
Garçon sentimental, c'est dans un lieu charmant
Que j'aurais prononcé ma requête amoureuse,
Avec des mots choisis, pour être clairement
En mesure d'offrir une demande heureuse.
Dans un nid de verdure un bouquet à la main,
Eusse obtint de ton cœur sa première cascade?
Peut être de tes yeux un regard Florentin?
Un contact savoureux le temps d'une ballade.
A peine aurions nous pris la sente d'un sous-bois
Invitant ta menotte aux côtés de la mienne
J'aurais prié le ciel pour connaître le poids,
De sentir dans mon cœur une once épicurienne.
Ce rêve fabuleux que le destin daignât,
Il en faut du hasard qu'une chance pareille
S'accomplisse une fois, ce sort que m’accordât
La fortune d'un jour, aujourd'hui m'émerveille.
Les voici maintenant ces superbes moments,
Sans le moindre regret, au présent je savoure,
Comme des noces d'or, notre tardif printemps,
Tous ces petits endroits que ta beauté entoure.
Sur l'Autel solennel ce banquet amoureux,
Qui semble chaque jour devenir légendaire,
Au prix de ses bienfaits, nobles et généreux,
Dépose dans mon âme un riche reliquaire.
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