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En inclinant le front je salue une reine,
Cet amour qui m'oppresse embaume l'encrier,
Ruisselle sur mes doigts, pour t'offrir une traîne
Semblable aux élégants atours d'un blanc rosier.
Je moissonne les mots que ta grâce à touchée,
Tes ravissants trésors où je puise souvent,
Au lutrin du bonheur, les fleurs de ma pensée,
Ta présence m'apporte un bien-être émouvant;
Où ton regard se pâme avec une indolence
Telle, qu'un chèvrefeuille enveloppe mon cœur
Et promène mon rêve à l'aube d'un silence
Où l'amour seul amène au supplice enchanteur
Les pages de ton corps, dont se nourrit ma flamme;
Victime de ta chair, je connais le pouvoir
De ton teint délicat qui cerne d'or, mon âme
Au palais d'un désir que berce un encensoir.
Un prestige éminent te rend plus belle encore,
Au charme de mes vers que tu fais resplendir,
C'est un collier d'amour que ma plume élabore,
Incrusté de joyaux. qui donc pourrait honnir?
Ta totale beauté, ton élégante courbe
Où sourit le soleil, d'un céleste pinceau,
Personne, aucun humain, nulle, sinon un fourbe.
"Du sillage parfait naît le divin tableau"
ENVOI:
L'encre de mon esprit ne peut que rendre hommage
D'une estime sans frein, aux contours flamboyants,
D'une pareille rose alors s'il faut l'adage,
Je dirais que cet être est "le vivant printemps.
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