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J’avance lentement
sous une nuit écrasante de froideur hivernale,
Des frissons assaillent mon corps, mon esprit,
comme cette mortaison pâle.
Des angoisses sombres engloutissent
mon moral.
Quand je vois les rues
qui sont comblées de vides immenses,
Car le grand silence
à bu cruellement les parfums de vies intenses.
Si bien que je sens mon corps se déchirer
sous les lames sournoises de la solitude,
Comme toutes les éperdues
qui sont en quête de béatitudes,
Qui cherchent vainement à briser
les chapelets informes de lassitudes,
Qui cherchent obstinément à déchirer les amarres
avec ce lieu accablant de froidures,
Où sont ensevelis de givres,
les ponts de verdures.
O ma Chérie,
mes pensées sont des printemps défleuris,
Un ciel accablant de gris.
Si bien que mon coeur s’alambique
sous des plaintes noires ,
et sous d’indicibles navrances,
Dans ce monde boursoufle’ d’insolences.
Au revoir mon amour,
Je vais dans un monde où fleurira l’amour,
et la munificence,
Où les aubes et les crépuscules seront trempés de roses,
Où ne pèseront plus sur mon esprit,
les nuages et leurs robes moroses.
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