|

Où j'aimerais mourir? sous un chêne Comtois,
Quand les ombres du soir envahissent la terre,
Je préfère en juillet, s'il faut choisir un mois;
Loin du tapage humain, finir en solitaire
Alors que le terroir un peu comme autrefois,
Autour des moissons d'or, de façon légendaire
Goûte le doux plaisir du silence aux abois,
Afin de pressentir se fondre le mystère.
Avant la fin du jour, je graverais ton nom
Juste à côté du mien, en lacérant le tronc;
Si je pouvais partir sans peur, sans une larme,
En écoutant chanter le divin rossignol;
Ce rêve merveilleux aurait beaucoup de charme,
En dégustant tes vers comme un fameux alcool.
|