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S'il est vrai que souvent, automne comme hiver,
De la fin du printemps à la saison nouvelle,
Sa tombe recevait une gerbe nouvelle.
Aujourd'hui pour mon cœur c'est comme être Outre-mer
Et sur le marbre roux j'ai peur d'un grand désert,
Dans ce triste poème où ma douleur se mêle,
J'aimerais que ces mots s'étiolent sur elle
Et lui disent l'amour que conserve ma chair.
Malgré le vol des ans, de l'aube au crépuscule,
Toujours son souvenir dans mon âme circule;
Je lui dois beaucoup plus qu'un modeste sonnet,
Le plus grand des cadeaux, le trésor de ma vie,
De mon sang, le bijou ma petite Sophie,
Voila pourquoi mon encre éclaire son portrait.
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