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Je voudrais vous aimer d'un amour sans limite,
D'un amour si puissant qu'il enchaîne à vos pieds,
L'étrange volupté que l'attirance édite,
Le plus beau, le plus pur, que gardent les papiers.
Ce que rêve d'entendre une femme amoureuse,
L'adorable ruisseau qui fait briller les yeux,
Tendre comme un fruit mûr, à l'âme duveteuse,
Un écrit si divin, qu'il ne puisse être mieux.
Pour réveiller en vous la lumineuse voûte
Que féconde la soif des langoureux baisers;
Le désir incessant que le printemps veloute,
Avec concupiscence aux grâces des vergers.
Où s'étale au grand jour ce qui rêve d'éclore
Au pouvoir du soleil, l'amour comme l'oiseau
Soutenu par une aile accompagnant l'aurore
sur un chemin de fleurs, au nid blond d'un berceau.
Les roses, que mes mains destinent à votre âme,
Parfument mon esprit de verbes indiscrets.
Au doux besoin d'aimer, la tendresse réclame,
Des gestes généreux, au ventre des forêts.
Il n'est plus heureux temps, pour l'arbre solitaire
Que celui jeune et beau de l'ivoire muguet,
Tout songe, mène à lui, l'amour et son mystère,
Le cœur ouvre les bras le reste, c'est secret.
J'adresse à vos genoux ce que ma voix soupire,
Cet indomptable amour qui ne peut qu'émouvoir,
C'est l'aveu d'un volcan, que votre front m'inspire,
Je n'ai d'autres régals, que celui de vous voir.
Princesse par vos traits, vous l'êtes, d'être belle
Et je respire en vous les roses du bonheur,
Votre regard m'évoque un couple d'hirondelles,
Celle d'une aile d'ange, il en a la douceur.
Je veux cueillir vos fleurs, à l'ombre d'un vieux chêne
Et savourer chaque herbe où se posent vos pieds,
Vous êtes mon sommet, l'inégalable reine,
Toutes les autre sont au bas de l'escalier.
Le diadème d'or que votre front mérite,
Comble aussi mon jardin, c'est mon ciel étoilé.
Saurai-je vous aimer où votre charme habite?
Je vous promets en vers l'immortelle beauté.
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