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Ce soir, en écoutant les airs de la colline,
Votre aube trace en moi des pages de velours,
C'est votre beau minois que ma plume imagine;
Savez-vous que mon cœur, vous aimera toujours?
Le soleil disparaît, mes doigts remplis d'aurore
Ajoutent des grains d'or au charme de l'instant,
Déjà, le jour n'est plus... la nuit n'est pas encore,
Me voilà de nouveau, poète indépendant,
Esclave du bonheur. D'écrire à votre école
Se mêle une senteur émouvante de foin,
Cette œuvre est un cadeau, n'attendez-pas l'obole,
Ni l'admirable envoi, la nuit m'en est témoin.
Je vous aime pourtant d'un amour sans limite,
Sensible serez-vous? devant ce tendre aveu,
Au plus près du printemps si votre âme m'invite,
Resterez-vous toujours de mon cœur le bas-bleu?
Ce légitime droit que ma bouche murmure,
Fait jaillir le soleil, le ruisseau savoureux,
Comment rester de marbre, homme sans écriture
En découvrant le ciel de vos superbes yeux.
Aujourd'hui comme hier votre beauté me pousse
Auprès du val en fleur, au sentiment d'amour,
J'écris avec plaisir, tant cette joie est douce
Qu'il n'est plus grand bonheur quand se drape le jour,
Que de couvrir vos traits du merveilleux feuillage,
Du langage éloquent, que trouve mon esprit,
Ce que je couche en vrai, scintille à votre image,
Mon cœur vous aimera sans le moindre répit.
Bel ange de mes nuits, ce que j'ose vous dire,
C'est les mots de l'amour, ce qui touche au sacré,
Je vous rêve souvent, vous êtes ma Palmyre,
Par vos yeux de velours, je reste émerveillé.
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