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Sans faire d'ombre au Doubs, ce cours resplendissant
Promène sa langueur, dans un nid de verdure.
En amont de Gigot, son galop écumant
S'enrichi d'un collier à la folle parure.
Un peu comme une mère adule son enfant,
Le feuillage Comtois parraine le spectacle,
Dans son jade manteau, l'eau vive se répand,
Pour que chaque torrent se transforme en miracle.
Laissez-moi retracer l'authentique trésor,
La perle du Haut-Doubs. quand le soleil maraude
Les toiles, de son ombre, en déposant de l'or
Sur son charmant miroir à la trame émeraude.
Au long des mois d'été, le songe en devenir
Du plus humble rêveur se trouve à rude épreuve,
La fièvre à son chevet ne peut que refleurir.
Aux revers des rochers, sa nappe toujours neuve,
Saisit même l'oiseau; il faut la voir un jour,
Au seuil bleu de la nuit, cette élégante robe
Caressant les écueils, fait paraître l'amour.
A l'heure où le soleil lentement se dérobe,
S'illumine son lit d'un drap incandescent,
Paradis du moucheur, de l'obscur photographe;
Ce coin connaît la paix d'un siècle au bois dormant,
C'est les grâces du soir, que le calme paraphe.
Au moment des moissons, quand le déclin du jour
Se marie à mon âme, un fil crépusculaire
Caresse mon esprit, sitôt la soif accourt,
Pour profiter de l'heure hautement légendaire.
Quand sonne l'angélus, les parfums du terroir,
S'unissent gentiment aux doigts de la vallée;
Chaque chemin en fleur, chaque arbre est un tiroir,
Le fief vient se blottir dans les bras de Morphée.
https://youtu.be/pvN1xhrxrLQ
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