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Elle a dans le regard une gemme d'aurore
Où passent les oiseaux, que m'envoie un destin
Honorablement beau, l'éclat peut faire éclore
Dans mon âme, des fleurs, c'est vous dire le gain
Que protègent ses cils. s'il existe en ce monde,
Un sentiment sacré, d'où s'échappe le jour
La beauté d'un élan que la tendresse inonde,
Ce besoin flamboyant, c'est celui de l'amour.
Ah! si vous pouviez voir, les vitraux de Marie,
Elle a des yeux brillants où trône la douceur,
Qui fait pâmer mes sens; son minois purifie
Le flambeau de mes vers, en posant sur mon cœur
L'émoi, l'attachement, d'un ange désirable,
Par quel enchantement a-t-elle capturé
Les ailes de mon ciel, sans elle inconsolable
Je m'éteins lentement, elle est ma Sévigné,
Ma fauvette d'avril, ma lune et ma grande Ourse,
Mon céleste soleil, mon sous-bois ombragé,
Je ne sais plus beau lieu, que l'Eden de sa source,
C'est de là, que j'entends le rossignol chanté.
Elle a vaincu mon sort sans le moindre caprice,
Sans flatter, simplement en tendant des fils d'or,
Il faut voir le tableau que son sourire esquisse
Pour rêver d'abandon, au calme de son port.
Sans se joué de moi, mon âme fut conquise,
A l'instant de la voir, son charme si léger,
Dévoya tous les freins de ma grande surprise,
Comment devant pareille œuvre, ne pas céder?
Je sens fondre mon cœur, quand son buste tressaille,
Sa fine silhouette émerveille mes mains,
Il neige du soleil, dès que je prends sa taille,
Juste au-dessus du lit, volent des séraphins.
Et quand ma lèvre en feu pose sur sa poitrine
L'onde d'un alizé; s'élèvent deux boutons,
Couple de rouges fleurs, de roses, sans épine,
Que l'amour sanctifie autant que les flocons
Des pétales de mai, sous l'ombrage émeraude,
Aux printemps de mes doigts, s'éveille la moisson,
Du langage fleurit, quand le désir maraude,
L'aube de mon esprit, devient un papillon.
Qu'il est bon de mourir dans les bras de l'aurore,
Les sens émerveillés, par le grain de sa peau.
Dévorer par des vœux que le plaisir explore,
Quand toute volonté s'abandonne au ruisseau.
Point besoin d'harpes d'or, d'éblouissantes lyres,
Il suffit d'admirer, tout chez elle est divin.
Au Louvre de son corps, mes yeux sont des martyres,
Qui cueillent des bouquets, sous le frileux satin.
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