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Voici que le soleil aoûtien s’effiloche
dans les nues sombres et accablantes de l’éther,
Des lignes sinueuses et nitescentes
dilacerent le ciel,
avec une démence singulière.
Des pluies de grêles frappent la plaine endormie,
avec une violence indicible,
Les arbres gisent au sol,
Le borée a signé son crime irrémissible.
Les oiseaux, tels des chantres prodigieux,
ne s’époumonent plus à travers leurs notes stridentes,
Ils sont confinés dans une peur effarante,
Ils sentent la résurgence de l’automne exécrable,
Qui se déplace avec son échine fiévreuse et lamentable,
Qui est là pour asservir l’âme en dérade d’amour,
à ses dragonnades mortiferes comme celles des mégères,
Pour dilater le silence, l’ennui, la mélancolie, la solitude,
Avec un visage austère,
Pour n’avoir pas su offrir mon amour
nitescent
comme la pouponnière d’étoiles , à ma chérie,
Pour l’avoir froissée par mon indifférence, mon avanie.
Si bien qu’en mon âme, crépite un enfer,
Et la seule manière d’émousser ma langueur,
C’est de me briser comme une nef
dans une mer grosse de naufrages,
C’est d’être un amour ineffablement rose
comme un infarctus,
qui s’effiloche dans ton corsage,
Mais saches que je t’aimais jusqu’à en mourir
dans la disgrâce, sans ambages.
Et que mon cœur pleure comme une pluie d’orages.
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