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Devant mon chevalet, où tout me parle d'elle,
De son corps idéal, je compare les blés
A ses souples cheveux couvrant les oreillers.
Il suffit d'une rose, arrive l'étincelle
Et l'image en mon cœur, d'elle, devient modèle;
La fleur, signe sa bouche et l'odeur ses baisers,
Ses yeux sous l'éventail tels des oiseaux dorés
Miment les feux de l'aube et répondent fidèle
Aux tons de ma palette, au galbe du pinceau,
De perles et de fleurs, se couvre mon tableau.
L'orée ouvre sa robe et mon âme chavire,
J'abandonne raison devant cette Vénus
Le geste est en suspend, la main ne répond plus...
C'est l'éternel amour que mon regard admire.
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