|
Soleil couchant
Souvent tu m’as parlé des vastes étendues
affolées par la brise quand s’éteint le jour ;
En un dernier souffle les chaleurs étouffent
l’espoir insensé d’une ondée sous la nue.
Au lointain une cloche à Vêpres appelle,
les clarines dans les prés clament en écho
la peine des pâtres et la langueur des troupeaux,
À l’appel de la nuit le jour déjà chancelle,
À sa mort, effaré, le peuple des airs se tait,
danse gaiement une farandole au couchant ;
mon âme sombre seule dans cet océan
de braises, pour mieux dans la nuit renaître.
|