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Il n'est de plus beau chant que celui de son cœur;
De plus beau pavillon que son juste sourire.
Son amour ma conduit où germe le bonheur,
Où chantent les oiseaux, les sources de Palmyre.
En suivant son regard je suis parti si loin,
Si loin que j'ai pu voir, là-bas naître l'aurore,
Au fleuve de ses yeux la tendresse est témoin,;
Ce que dit le soleil, son corps le fait éclore.
S'enrichir de bouquets, aux chambres du présent,
Entre deux blancs motus, s'adorer à mot dire;
Comme la feuille d'or n'habiter que le vent,
Ne taire ses secrets, sans jamais se maudire.
Les mots ne sont amour au froid du quotidien
Que vêtus de bon goût, tailler dans de l'ivoire,
Nul ne sait à l'avance où se trouve son bien;
Il faut offrir ce vœu, que l'âme n'ose croire,
Jusqu'au rire du ciel, jusqu'à la mort du jour,
De l'autre à son journal, ne connaître que l'ange.
Parmi le choix des vins, ne boire que l'amour,
Avoir son nid plus haut que chante la mésange.
Sans même croire en Dieu, vieillir ne me fait peur,
Au printemps de ses doigts s'ouvre une blanche rose;
Finir à ses côtés n'est point un crève-cœur,
Folie ou sentiment, c'est la plus belle chose.
Comme un vol de moineaux, les enfants dans la cour;
Novembre est au jardin, mélancolie oblige,
Le chrysanthème en fleur marque nos pas, ce jour,
mais déjà notre amour renaît de son prestige.
Je sème mes écus aux fruits de la saveur,,
Le présent, l'avenir se mêlent à son baptême;
Au clos de mon esprit ne pousse qu'une fleur,
Je respire et je meurs tout autant que je l'aime.
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