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Mon cher père

le dimanche 06 novembre 2022, à 16:03. Posté par plumeflore


    Tannay, qui l'a vu naître, au ventre infortuné
    D'une piètre péniche immobile, à l'amarre,
    Aujourd'hui me sourit sous le soleil d'été,
    Le pays Bourguignon de chic, n'est pas avare

    J'imagine à l'instant son enfance en ces temps
    Au long du Nivernais avec son haridelle,
    La modeste motrice, hiver comme printemps,
    Les muscles à la tâche, impossible pour elle

    De s'étendre au soleil, repos, nenni ma foi!
    La devise des miens, elle l'aura servie
    Pas de halte le jour, au pas, tout comme toi
    D'ailleurs et tu disais, c'était dure la vie.

    Le sort des pauvres gens, toujours de ville en port,,
    La faim vous tenaillant et la guerre à vos trousses;
    Le repos d'une nuit pour vous c'était de l'or,
    Difficile pour tous de se tourner les pouces.

    Et les cloches, ce soir, celles de mon bonheur
    Bouleversent mes sens, un fait de mon enfance
    Remonte à mon esprit, si loin, mon père en pleur
    Raconte sa jeunesse et puis un grand silence.....

    Pensait-il à ses vieux, aux jours de ce temps-là?
    Si j'écris aujourd'hui ce n'est point pour la gloire,
    Plutôt pour révéler, sans être indélicat,
    Le parcours émouvant digne de sa mémoire.

    Ces lignes de ma main, est un envoi vers ceux
    Qui guidèrent l'esquif de mes jeunes années,
    Il m'arrive d'avoir des larmes dans les yeux,
    Quand mon père prend le canal de mes pensées.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le dimanche 06 novembre 2022, à 17:23
Bonsoir Marc, , un bien joli et touchant poème sur les souvenir passés. Des vers tout en délicatesse et amour, à l'arôme nostalgique des souvenirs du passé. Un bien beau partage.
Bonne soirée cher poète
Avec ma poétique Amitié
Debbie

plumeflore le lundi 07 novembre 2022, à 22:23
Bonsoir Debbie la photo est l'endroit où mon père est né, sur le canal du Nivernais, il avait perdu son père alors qu'il n'avait que trois ans et fut abandonné par sa mère à l'âge de 7 ans heureusement ses grands-parents mariniers ce sont occupé de lui, à dix ans il se levait à 5 heures du matin l'été pour être au cul des chevaux afin de d'empêcher ces pauvres bêtes de manger sur les bas-côtés du canal c'est les chevaux qui faisait avancer la péniche pas de moteur en ce temps-là pour les mariniers les plus modestes et quelquefois me racontait mon père ils n'avaient qu'un seul cheval pour faire avancer la péniche et quand ils arrivaient à destination quelquefois il fallait décharger le la livraison à la main si c'était du bois vous imaginez que son enfance ne fut pas de tout repos. de temps en temps quand je pense à lui je suis triste de penser à cette enfance difficile surtout qu'il connut aussi la guerre!
bonne soirée chère amie!
Marc!

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