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Entre ombre et crépuscule à cette heure où le jour
Aux pâleurs du miroir dans la chambre vacille;
S'envole sur la page un tendre flot d'amour.
C'est l'heure où Dieu me montre un bijou de Marie
Que je connais par cœur celui de ses beaux yeux;
Ce fragile cristal que la tendresse inonde,
Aurore de mes mots, calice merveilleux
N'est autre que l'oiseau de ma douce faconde.
C'est dans la solitude, au sous-bois isolé,
Que je cueille mes fleurs, la nuit est mon empire.
Auprès de sa photo mon front touche au sacré,
Admirer son portrait fait résonner ma lyre.
Son prénom sur mon cœur, Venise en plein soleil,
Réveille au fond de moi la fièvre romantique
Et l'églantine en fleur, c'est l'horizon vermeil
De son doux souvenir hautement symbolique.
Le nœud de notre histoire et l'invisible aimant;
Dans la douceur du soir sur ma page rallume
Le combat de nos mains à l'ourlet du volcan.
O! rose divine éclose au jardin de ma plume.
Un frisson se réveille et donne cet envoi,
L'accent au timbre d'or que mérite cet ange,
Et ce divin écrit dépose son émoi;
pareil à l'évangile au nid de la mésange.
Je préfère au sommeil un rêve évanescent,
D'une lettre d'amour vers la voûte éthérée
De son joli regard, mon espoir est levant
De savoir que son cœur submerge ma pensée.
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