|
Si je pouvais revoir ce soleil
et ses lances de feux,
déchirer les rideaux de pluies moirées ,
Ainsi que les armées des ombres,
qui étranglaient la cité,
Pour laisser s’écouler comme une rivière,
sa poésie rubescente de clartés,
Pour évaporer les sinistres humidités
des rues désertées,
Et leurs souvenirs écumants de morosités.
Si je pouvais revoir ce soleil,
qui embrasait dans les esprits des hommes,
et des femmes,
des nitescentes alacrités ,
À travers leurs cristallines voluptés.
Si je pouvais revoir ce soleil,
qui provoquait leurs rêves époustouflants
de grâces,
Dans un manoir inondé de paillettes et de strass,
À l’abri des mers courroucées, des rivières de sang,
des morts, et des déluges de disgrâces,
Que répandaient les hommes sur les ennemis,
dans leurs indicibles guerres,
Et qui se confinaient dans leurs folies outrancières.
|