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Les mots enfermés 1
Soudain j’entendis le grenier bruissant d’un souffle étrange.
En ces lieux de mémoire tellement de bruits se manifestent.
Mais ceux-ci insistants demandaient a être entendus.
Une écoute attentive me permit de les situer.
Ce cliquetis étrange provenait de ce coffret poussiéreux,
Où j’avais entassé un jour, un soir, pour mieux les assembler,
Tout ces mots que j’avais aimés puis un peu oubliés.
Les remettant en lumière je sentis leur impatience.
Les mots ne peuvent être cloitrés , ils me le dirent.
Tous en famille ils étaient là se bousculant ;
La rime , le rythme, la cadence, la mélodie, l’harmonie,
La symphonie , le timbre, le ton.
Mais la rime avait de la vigueur et intransigeante
Et peu conciliante voulait s’imposer.
La mélodie , l’harmonie, la symphonie firent front,
Et la traitèrent de fausse « riche »
Oublieuse du théme afin de mieux exister.
Elle reçut par contre le soutien du rythme,
De la cadence , du timbre et du ton.
Situation délicate, il ne fallait froisser personne ;
Donc conciliant je conclus qu’il fallait harmoniser
La chimie du verbe et le frémissement de la poésie.
Mais je concède que le poème reste à écrire
PT
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