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Connaissez-vous l'oiseau d'entre tous, le meilleur,
Le ténor de nos bois, l'artiste infatigable.
Vénérant les trésors dont sa voix est capable,
J'aimerais à mon tour m'approcher de son cœur;
Sans piller le jardin du fameux Philomèle*,
M'inspiré de ses airs, pour éclairer la nuit,
Devenir un verger dont l'amour est le fruit,
Le nid que l'ange blanc recouvre de son aile.
Pour offrir à Marie un romantique écho,
Le tumulte serein de la source qui jase,
Le doux magnificat brillant comme un topaze,
Le souffle rappelant une cascade d'eau.
Afin que mon ramage au service du beau
Avec recueillement puisse toucher son âme,
Qu'une encre incandescente effleure d'une flamme
Le ciel de son esprit; comme fait un flambeau
Au cœur bleu de la nuit. quand l'ombre diaprée
De perles d'or, scintille au drap de l'horizon
Alors que dorment au loin des astres à foison,
Célébrant la noirceur de la troublante orée,
Des pâlichonnes fleurs, angélisant le dais
Où j'aimerais coucher ma noble courtisane
Pour offrir à sa peau la caresse océane
Et la couvrir d'amour, sans pourtant être un faix,
Avec des mots charmants la vêtir de tendresse,
De poétiques fleurs et des serments d'amour
Et puis des doigts fleuris pour lui faire la cour,
Ainsi que des baisers pour lui servir la messe.
Je suis de ceux qui croient aux magiques instants,
A l'union de deux cœurs, sur un divan de mousse
Au secret d'un vallon, à la musique douce
D'un entêtant bonheur servit par le printemps.
* Le rossignol
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