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Dans sa tremblante main, il pose une églantine
Et le regard en feu, caresse son beau corps;
Sans pourtant se hâter, vers l'église, ils cheminent,
Traversant le vallon couvert de fleurs et d'or.
La prenant pour modèle il la couvre d'œillades
Et caresse en riant le velours de ses doigts.
Elle, ne doute pas écoutant les aubades
Du divin rossignol, qu'il aime son minois;
Déjà elle est en pleur c'est dire l'importance,
Pour son cœur amoureux, que revêt ce jour-là.
Chaque larme en son âme est foi de l'innocence,
Elle sait que sans fleurs, la vie est sans éclat.
D'un linceul chatoyant sa tête est couronnée;
Pour son futur époux, Marie est un soleil
Il l'admire et la voit jumelle d'une fée,
Son regard est si doux qu'il reste sans pareil.
Cet amour où se cache une authentique image
Retrouve tout d'un coup, le prestige d'antan
Un si beau sentiment ne peut être, un mirage
Pour elle, se serment demeure un rêve blanc.
Le digne et vieux pasteur procède au mariage,
Ce mot bénit pour elle annonce le bonheur,
Une tendresse aimable en son esprit voyage;
Pour lui c'est un moment qui le laisse, rêveur.
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