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Je peux dire aujourd'hui que j'aime l'existence
Et même si parfois le sort n'est pas clément,
J'aurais tort de me plaindre en vivant, on apprend
Qu'un coeur peut être doux, qu'aimer est une chance;
Que l'ortie ou la rose ont la même importance,
Et que parfois l'amour fait souffrir tout autant
Par son adversité, qu'un coup d'épée au flanc.
Si tout meurt ici-bas, existe la naissance,
L'âme se perpétue avec les rejetons,
Recevoir et donné, sont autant de raisons.
L'aube, le papillon, la fleur sont éphémère,
Reste le souvenir tel celui du lilas;
Au moment où la mort déposera son drap,
Mon dernier sentiment sera pour toi, ma mère.
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