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J'ai vidé tout mon coeur en achevant ce livre,
En relisant ces vers, une larme d'amour
A bu tout le soleil, un spleen à vu le jour.
Comment cueillir sans bruit, les chapelles du givre.
Si le divin poème il est bien vrai délivre,
Cette couronne là, ne peut faire la cour,
Comment intéresser en parlant de labour.
Opposer le silence à la fureur de vivre
Avec de l'encre aux doigts on peut le concevoir,
La tâche est accomplie avant même le soir;
Mon triste monument, c'est le rêve d'un autre,
Voici l'hiver venu, là-bas entre les croix,
Village inhabité, pleure le ciel Comtois;
Le sort des paysans un jour sera le nôtre.
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