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Si j'évoque à genoux, cet être merveilleux,
Faisant part au lecteur de son charme céleste
C'est bien que pour ma plume il n'existe pas mieux;
Qui peut désavouer la vérité d'une âme?
Les plus beaux de mes jours sont peut-être devant,
Chaque heure est un défit, l'eau vive dans sa course
Irrigue aussi les fleurs, les sous-bois; ne pouvant
Retenir le printemps, je vais boire à sa source
Les contours de sa chair, c'est mon ile aux trésors,
Quand l'astre de mes nuits, arrose la pénombre;
Par le jeu de mes doigts, les lignes de son corps
Sont autant de bourgeons et de notes, sans nombre;
Saluant le bijou quant arrive le jour.
Elle, que tout sculpteur aurait pu faire infante,
Mérite bien un marbre au jardin de l'amour.
J'imagine un enfant dont l'âme est innocente,
Captivé par les traits, en quête d'absolu,
Admirant la statue infiniment parfaite.
Devant si splendide oeuvre, au combien confondu;
Je veux croire au miracle, à l'aune d'un poète.
Une larme m'inonde et parfume mon coeur
Quand je penche mon front sur la page adorée,
Lorsque ma main écrit, mon encre à la saveur
D'une joie infinie autant que ma pensée.
Quand un peu de soleil se glisse entre mes doigts,
Travaillant sans relâche à l'oeuvre de tendresse,
Alors que naît le jour, j'aime voir aux abois
Un monument surgir, aux traits de ma princesse.
Sous la pluie, au soleil, l'amour lui va si bien
Qu'un ruban chaque fois, en mon coeur se dénoue,
Cultiver sa beauté, cette raison me tient,
Par un malin plaisir au Sèvres de sa joue.
Bénissant les beaux mois, la saison du raisin,
Ce que j'aime le plus, c'est un éclat solaire
Qui vient flatter sa peau, quand sa robe en satin,
S'échancre une seconde et rien ne peut me plaire
Autant qu'un cher rayon, caressant le trajet,
D'une fesse, à ses seins, c'est bien là que se fonde,
Je l'avoue humblement son plus riche secret,
Au plaisir libertin, je découvre le monde.
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