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Si ma verve s'envole en fine broderie
C'est qu'un calice frais, enchante ma raison,
A qui dois-je mes mots, qui d'autre que, Marie
Pourrait fleurir mon âme avec un tel flacon?
Semblable à la fontaine émeraude et limpide
Si mon encre s'épanche et dépose l'azur
C'est que l'heureux destin, au plaisir coïncide
Avec le frôlement de son regard si pur.
Cet amour qui n'est pas le premier, chère amie
Il inonde mon coeur, la saveur de ses fruits
Me rappelle l'enfance et l'aube en Italie;
C'est un riche jardin où coule un cours exquis
Couvert de rayons d'or, le blé le symbolise
Ainsi que le muguet et le coquelicot,
Si j'use à son égard d'un timbre qui t'épuise
Ne m'en veut surtout pas, sans être Roméo,
Ni même Apollinaire ou l'auteur de Elvire
Je savoure un bonheur impossible à cacher.
Ce langage fleurit j'ai besoin de l'écrire
Comment taire une joie à l'instant de s'aimer.
Ange aux cheveux de jais, serti d'un diadème,
Elle est mon univers, celle que je veux voir,
C'est te dire combien de tout mon coeur, je l'aime,
Le jour comme la nuit je subis son pouvoir.
Cette emprise affolante, en vrai, je te souhaite
Un jour de la connaître et même d'en jouir,
A sa coupe crois-moi chaque heure est une fête
Que pas même la mort ne saurait désunir.
Pour comprendre mes vers, la douceur de ma vie
Il faut naître une fois dans l'aube d'un regard,
Boire dans un baiser, le miel de l'ambroisie;
C'est aux cimes du coeur, que l'amour est un art.
Elègante Vénus sous la neige des roses,
Marie est un bijou, dont l'amour est l'écrin,
Mes rêves sont au Sud dés que ses lèvres rose
Prononcent mon prénom, dans un air Angevin.
Sauras-tu découvrir que ma plume est abeille,
Auprès de cette fleur combien son coeur, m'est cher;
Mais le comprendras-tu, juste en tendant l'oreille.
Au registre du temps la vie est un éclair
Quelque chose de court, alors si je peux faire
De notre belle histoire un ample monument,
Un nid pour la tendresse avant le cimetière
Je préfère inspirer, un bonheur au présent;
Si mon rêve est trop beau, pardon si je te blesse,
A mes candides vers, daigne, sourire au moins,
Pardon si mon esprit ne connait la sagesse;
Ce que j'aime en amour c'est la saison des foins.
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