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En plein coeur du Levant, au berceau de l'Asie,
Sur les bords du Mékong, sous des paillettes d'or,
Sur un lit flamboyant est né l'ange, Marie,
Ses parents aurait pu la baptiser, trésor.
Donc, est-elle onirique où l'oeuvre d'un génie,
Est-il dans l'univers un visage pareil,
Qui peut se comparer à cette aube fleurie?
Elle est incomparable et même le soleil
Devant cette beauté, sous l'horizon se terre
Quand arrive le soir. son corps couvert de lin
Où légère dentelle a le don de me plaire;
Quand ma plume s'accorde à son sublime teint
Pour mon plus grand plaisir, ma verve se contente
De piller son jardin d'herbe tendre et de fleurs,
C'est l'Eden disparu que sa douceur invente
Je confesse aujourd'hui, comme toujours d'ailleurs
Qu'il n'est pas dans les Cieux, de même dans le monde
De perle équivalente à celles de ses yeux;
Rien qu'en tenant sa main, la tendresse m'inonde,
Auprès de ce bijou, je vis le merveilleux.
Mon coeur en la voyant, des roses, fait éclore,
De même que mes vers qui disent à quel point
Son élégant minois se compare à l'aurore,
Tant son regard est grand, mon âme en est témoin
A l'heure bienvenue en effeuillant la rose
Je crois toucher le feu d'une étoile au printemps,
Les fils d'or de l'amour; je puis dire la chose
Puisque du miel des fleurs naissent les beaux instants.
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