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Quand je vois les corps des harpes
les corps des femmes, des virtuoses
Se briser sur un pupitre de glaces,
comme des navires
sur les biseaux sinistres des écueils.
Mon âme est le silence accablant d’un cercueil.
Mon cœur est le récital d’un piano,
qui ne connaît point d’entracte dans le deuil.
Quand je sens ces poésies chenues des harpes,
ces femmes,
ces élégances mystiques
Qui se sont dissoutes dans l’éther,
comme des nues pathétiques,
Mon moral est broyé
par l’infortune outrageuse,
Mon audace est fouettée, échancrée par l’impuissance
sulfureuse.
Comment ces divines ,
ont -elles été arrachées par les ailes de fer, du destin ?
Pourquoi ai-je mérité cette langueur corrosive
comme l’ivraie de l’hiver
en mon sein?
Ces chapelets de larmes maudites
qui irritent mes yeux dans leurs flamboyants écrins .
Et plus encore, ces peines dévorent mes viscères
jusque dans chaque recoin,
De voir mes mères, mes monuments sacrés,
qui ont été massacrés par cet archer, ce maraudeur malsain.
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