|

Juillet flamboie aux champs que la brise balance,
La plaine à l'horizon étend sa nappe d'or,
Les épis frissonnant que le silence endort
Murmurent la chanson de notre vieille France.
Au pays familier je reviens en vacance,
Que j'aime cette paix aux jours de messidor
Tandis que sur le Doubs rayonne le trésor
Du miroir Franc-Comtois, que l'astre récompense.
A l'heure ou le bruant chante dans les roseaux,
L'été moud le bonheur sur le calme des eaux.
Sur les prés d'autrefois mon regard se promène
Et je sens de nouveau l'odeur des lilas blancs;
De même la valeur des rites, des accents,
Alors que ma tristesse expire à la fontaine.
|