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Loin du nid Bavanais, de ma natale terre
Chaque vers que j'écris, à mon âme se pend,
Puisque mon cœur au tien tendrement délibère,
Cet amour maternel que bénit tout enfant
Puisse-t-il à jamais devenir légendaire,
De ces beaux jours passés que je te dois maman
J'ai gardé la douceur et l'étonnant mystère
Qui lie un être à l'autre et pareil à l'aimant,
C'est le secret d'un cœur qui n'aime que les roses,
Voilà pourquoi je peux, j'ose dire ces choses,
Quand je trempe ma plume au fond de l'encrier,
Comme un miracle en fleur au ciel de mon enfance;
Je crois revivre encor l'instant de ma naissance
Et l'encre me ramène à ton premier baiser
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