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O Mylène , si tu pouvais subodorer les grêles de douleurs,
Qui dévastent mon frêle cœur.
Ma vie n’est pas une étoile nimbe’e de dentelles,
C’est un ciel assailli par des noirceurs acérées, et fidèles,
Comme les lames de la solitude,
qui froissent mes blés de rêves, et mes fleurs de plaisirs,
Quand les heures de la nuit se prolongent,
Et cette solitude, cette nuit, ces veuves noires,
Où se prolongent sur leurs lèvres,
d’ironiques sourires,
Quand elles voient que mon coeur est triture’
par les dents de déplaisirs.
O Mylène , je t’en supplie,
je veux être sous l’aile radiante de ton grand amour,
Éloignes-moi, de ces nymphes nocturnes,
ces soleils noirs qui me trucident chaque jour,
Prodigues-moi, des madrigaux d’amours,
Afin que mon âme ne soit plus celle d’une femme,
qui se noit dans ses fontaines de pleurs,
avec son cœur effeuillé de désamours.
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