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Dans un coin de ma terre, à l'ombre du tombeau,
Ma muse, suspendra sa modeste vendange,
Restera-t-il un chant égale à la mésange,
Les accords d'une brise où l'œuvre d'un ruisseau.
Je suis certain que non, la lettre d'un corbeau
Peut-être traduira quelques lignes d'un ange,
En marge d'un journal, le savoureux mélange,
Château de sable et d'or, souvenirs du berceau.
Je n'espère qu'une chose à la fin de mon heure,
En sachant que la mort, n'est peut-être qu'un leurre ?
Ma lyre, sans écho, s'éteindra pour toujours,
En inclinant mon front, je quitterai ce monde,
Aura-t-elle, Sophie, une plainte profonde ?
Jettera-t-elle au loin, les vers de mes amours ?
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