|

Ces quelques vers diront combien j'aimais Sylvie
Et malgré tous les maux que je dois au destin,
Je n'en garde pas moins un prestige divin.
Dix ans d'amour total, de plaisir et d'envie
Même si j'ai souffert d'une peine infinie,
Dans mon cœur, dans ma chair, nul regret du chemin,
Je n'oublierai jamais le soleil de sa main,
un sous-bois à Bavans, cet endroit qui me lie
Aux saveurs de sa bouche, à l'or pur de ses yeux,
Tout évoque pour moi, le roman merveilleux,
À part évidemment quand la rose s'effleure.
Au jour anniversaire, un vent vint me ravir
Mon céleste ange, alors avec le souvenir
Même le chrysanthème, à chaudes larmes, pleure.
|